Blog in: The dawn of a new beginning?
Bon dieu!
ça fait longtemps que je ne poste plus ici, longtemps que j'ai envie d'y revenir aussi, mais j'ai des outils tellement pratiques sur Facebook pour faire ce que je faisais ici en plus rapide...
Les temps derniers, ceux qui ont précédé mon "Blog out", je me souviens ne n'avoir majoritairement posté que des liens accompagnés d'un petit commentaire ou deux, histoires de maintenir l'illusion que je réfléchissais encore, et que, même dans le laconisme, la fulgurance de ma pensée était intacte malgré le boulot, malgré le quotidien, malgré le temps qui passe...
Bref, une attitude presque indigne pour ce blog auquel je suis sentimentalement attaché et de cette plateforme qui me fut salutaire à un moment donné.
Avec la découverte de Facebook, je m'en suis donc éloigné, puisque je pouvais faire ce que j'appelle pompeusement ma revue de presse (oups vous allez savoir mon nom), en deux clics, poster les mêmes "sybillismes", avoir un parterre d'admirateurs avides et plus en contact, puisque forcément Facebook, c'est fait pour ça...
Voilà, j'ai trahi, non sans scrupules... et puis j'ai lu lors d'une de mes visites fugaces, en vampire du karma des autres, cette fin d'histoire d'amour qui m'a touché, d'une part parce qu'elle n'est pas très éloignée de ce que des membres chers de ma famille ont pu vivre, d'autre part... car, à la lecture de ces mots, j'ai eu envie de recouvrir de mes ailes (de vampire!) protectrices,
celle qui souffrait,
celle pour laquelle mon cerveau bat d'un amour littéraire et contemplatif qui n'a jusqu'alors jamais dit son nom -ceci pour signifier que mes intentions sont pures,
celle des mots de laquelle, par la force des choses j'avais éloigné mes yeux.
Alors, je me suis engagé à revenir et me voilà, seulement pour te dire, à toi, ceci, tu n'es pas seule, je te balance à distance des rayons de lumières, et annihile la lourdeur de tes peines
(Pourvu ) Qu'il en soit ainsi!
Aux deux passantes.
Merci.
De même.
La vie est un cadeau même si elle n'en fait pas.
Au... dès que je rentre, je te contacte ok?
Des fleurs pour fleur la petit sirène de KarmaOs.
Votre compagnon.
Copenhague 2009
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Ou sont mes disques?
Je vis dans une tour, entouré de jeunes gens. Lorsque s'ouvre la porte du palier, celle qui sépare la cage de l'ascenseur de ce vestibule commun qui s'éclaire au moindre mouvement, je suis pris dans un flot de musique qui m'enserre, comme le carré des vents au sommet du Mont Quéribus.
Maintenant, que je suis seul, j'ai voulu rajouté mes notes propres à cette cacophonie des sphères, reproduisant ainsi à l'identique celle que la radio skyrock, du temps qu'elle était respectable, m'a donné d'entendre, grâce à un microphone enregistrant le vrombissement sonore de la planète depuis un satellite...
Mais voilà... je n'ai plus mes cds...
Exit my music,
noir désir se fait désirer,
mes raps latinos ne tremblent plus,
je n'ai pu non plus exhumé les lyrics de la colline de cyprès,
ni déguster un soda unplugged...
Ne me reste que cette explication: les balances des douanes chargées de vérifier l'exactitude du poids des colis de déménagement au départ et à l'arrivée en poste n'ont pas de précision au gramme...
Bien heureux, celui qui désormais s'ouvre l'esprit à ma musique, s'il le fait encore.
Mais moi je suis contraint de chercher sur le net des chansons différentes -one light, one heat- qui se chargent et tréssautent et je ne peux plus m'évader de cette tour, de ce pallier, de cette cage.
Centenaire.
Il fait nuit. Tu rentres dans la salle de bain. Tu appuies le haut de tes cuisses encore musclées sur le rebord froid du lavabo - tu sais d'expérience qu'il est froid, mais tu ne le sens plus de manière si évidente... la connexion nerfs-cerveau est plus lente... Comme tu n'arrives pas à te distinguer à cause de ce daltonisme qui se prononce de plus en plus, tu allonges le bras vers l'interrupteur en manquant de peu de te déséquilibrer. Tu tournes l'interrupteur, oui c'est un vieil interrupteur que tu n'as pas su changer. La lumière jaillit, fait vibrer le filament de tungstène... et tu as à peine de temps de t'entre-apercevoir dans le miroir. Maintenant tu as la vision de toi-même en négatif au fond de tes yeux... et tu te fais cette remarque... c'est dans les petits gestes du quotidien, ceux qu'on accomplit machinalement, que la machine commence à faillir...
Alors, dans le noir, tu retournes à la table de ta salle à manger et tu te sers en verre de vin noir qui t'épaissira la langue, comme pour te trouver une excuse.


















Pas perdus dans la neige électrique