J'ai dit que j'avais fini d'en parler, donc je n'en parlerai pas.

Une remarque cependant, suite à la grande manif et la décision de Jacques Chirac de s'exprimer (enfin! mais.. pour dire quoi??!!)... S'il y a une crise des partis politiques en France, on ne peut pas dire que ce soit (ou que ce sera) celles des syndicats, qui sortiront vainqueurs du bras de fer, quelqu'en soit l'issue...

Mais je suis surpris d'entendre que les manifs ne sont pas récupérées politiquement, que les lycéens s'en défendent ( in Envoyé spécial, reportage sur un fils de prof, organisateur de manif, qui tirent ses photocopies au siège de la CGT), et que, avec prudence et par respect, les grandes figures de l'opposition manifestent sur la pointe des pieds, sans vouloir se faire remarquer.

Alors je me pose deux questions:

  1. Depuis quand les syndicats ne sont plus politiques? Le fait qu'ils ne se reconnaissent pas dans les figures actuelles de gauche ne les "blanchit" pas de toute action ou intention politique. Les manifestations sont bien politisées. Qu'elle est donc cette intention lycéenne de manifester sans "se salir les mains"?
  2. Ne pas se salir les mains, n'est ce pas justement l'attitude des éligibles de gauche en ce moment? Soutenir de loin, du bout des dents, une mesure (je ne parle pas de la forme) qu'ils savent au fond nécessaire, et qui pourrait, suivant l'attitude qu'ils prennent à son égard, les desservir, comme un effet de boomerang, lors de la présidentielle? L'appel au conseil constitutionnel est la moindre des choses

Finalement, je crois vraiment que nous n'avons plus de gauche en France, hormis les syndicats, évidemment.

Je suis déçu. Et pas prêt de revoter pour ce vers quoi mon coeur aspire...

Les syndicats et la politique