Argentine: Non à la dictature des yeux bleus
Je viens de descendre du troisième étage de ma tour provisoire, tout prêt de mon boulot en attendant d'emménager un peu à l'extérieur de la ville dans un quartier tranquille, Fisherton, avec un grand jardin pour mon petit garçon... Voilà ça c'est pour planter le décor...
Et dans l'ascenceur, sous l'éclairage des ampoules, je me suis regardé, plus particulièrement j'ai regardé mon regard... ça fait quelque chose de se voir en lumière directe, l'escpace d'une dizaine de secondes, les yeux dans les yeux...
Et bien tout compte fait ce n'est pas si mal, même si le temps passe, le corps s'empâte, les cheveux blanchissent, j'ai tout de même un regard de miel ou de billot de bois, avec des yeux cerclés de noir...
Et je me suis souvenu de l'école primaire et des refrains "oeil marron, oeil de cochon"... Et je me suis dit finalement que cette recherche de l'oeil bleu, ou vert nous faisait passer à côté de regards tout aussi inspirateurs... alors...
NON A LA DICTATURE DES YEUX BLEUS...
Pourtant dans le secret de mes pensées, bien souvent c'est cette blondeur que je scrute...




Pas perdus dans la neige électrique