La trentaine bien entamée m' apporte son lot de "petits plaisirs" bien éloignée du quotidien enjolivée de Myr, dont je recommande la lecture, le matin au réveil.

J'avais toujours pensé qu'il y avait volonté de mon père, du temps où nous étions une famille, à s'endormir devant la télé, à peine le 20H00 fini. Une sorte de refus de lutter pour maintenir un grade de communication déjà faible...
Et je m'aperçois que je me suis trompé... Depuis quelques temps, j'ai sommeil avant l'heure et hier soir j'ai sombré, une fois le petit couché.
Impossible de lutter...

Ce n'était pas un bon sommeil, la preuve en est qu'à 02H49 je suis debout et migraineux, mais là n'est pas le sujet...

J'ai vécu une expérience dans mon mauvais repos.
J'étais dans la pénombre, yeux clos, cerveau en divague, lorsque le jour s'est fait dans la pièce, plein soleil, midi au pied de mon lit, un Sol Invictus, un Total Khéops peu supportable malgré le filtre des paupières, toujours jointes.

Lorsque je les ouvre, personne dans la pièce et il fait bien évidemment nuit. Donc...
J'ai créé  le soleil,
l'espace d'un clignement.
Si j'avais maintenu les yeux ouverts, (ou sans paupière...), rien. Les yeux fermés, tout devient donc possible?
Faire feu désormais du mensonge: l'oeil appelle la ténèbre, la paupière est la toile où se projette le jour.
Et se dire qu'au dehors, rien n'existe.
Etre son propre Prométhée,
c'est promis.