DSK et la dette argentine
Je reviens sur cette dépêche.
DSK et la dette Argentine
Le premier discours de DSK, fraichement nommé Directeur du FMI, est donc pour l'Argentine qu'il a visité le 04 septembre dernier, lorsqu'il était en campagne et tentait d'obtenir de l'Argentine qu'elle soutienne dès à présent ses [projets d'] initiatives en faveur d'une meilleur prise en compte des pays émergents et les plus pauvres.
L'Argentine avait alors fait savoir qu'elle réservait sa décision sur ce soutien à "la façon dont les intérêts argentins seraient représentés".
C'est qu'en Amérique du Sud, et plus particulièrement en Colombie, au Brésil, en Equateur, au Venezuela et en Argentine, on n'accepte plus le «pacte anachronique» qui réserve la tête de la Banque mondiale à un Américain et celle du FMI à un Européen. Tous réclament des élections ouvertes et au mérite.
Ces 5 pays ont d'ailleurs régler leurs dettes ( remboursement en janvier 2006, par anticipation et en une seule fois, de sa dette à l'égard du FMI, par le gouvernement K en signant un chèque de 9,5 milliards de dollars ) avec le FMI, accusé d'être un diable corrompu et incompétent, afin de construire une indépendance qui pourrait aller jusqu'à la création d'une Banque du Sud alternative, afin de s'émanciper d'une institution accusée d'avoir favorisé la débâcle économique de 2001-2002 et d'avoir refusé son aide à l'Argentine au plus fort de cette crise.
Les dirigeants argentins défendent actuellement la nécessité de prendre en compte les situations de chaque pays en cas de crise au lieu d'appliquer les "recettes uniques".
Le FMI, dont on ne voulait plus entendre parler, fait de nouveau débat en Argentine en marge des négociations que DSK appelle a mener avec le Club de Paris pour le remboursement de la dette argentine, qui s'élève à 6,5 milliards de dollars et pour lequel un accord préalable avec le Fonds est requis par les créanciers publics de Buenos Aires.
Le gouvernement argentin a déjà catégoriquement rejeté cette hypothèse. "Un accord avec le Club de Paris ne peut en aucune manière être conditionné à l'opinion et à la politique du FMI".
Le discours de DSK referme donc la fenêtre qu'il ouvre: Il est bien évident que le gouvernement argentin ne choisira rien entre payer la dette avec des réserves ou accepter l'intervention du FMI dans le refinancement.
vendredi 02 novembre 2007 à 19h03
par Acrerune
dans La Saga des Marques




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